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Fête du cheval du printemps 2012
30-03-2012

Vic-Fezensac : ville du Cheval les 
30, 31 mars et 1er Avril 2012 75ième ...

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Visite au fil du temps !En savoir plus (+)

    Du XIè au XIIIè siècles, la population croît et d’autres quartiers apparaissent : les jardiniers, le  ou « faubourg de Judée » sur la rive droite de l’Osse ; la « gran carrèro » (rue Cassaignolles) à l’ouest avec les Capots où résident et travaillent les lépreux ou leurs descendants.

    Entre les deux noyaux, comtal et ecclésiastique, un genre de bastide va voir le jour avec arcades et halle (de 1426 à 1866, à l’emplacement du kiosque), cette place dite « marcadère » accueillant foires et marchés.

    Les guerres de religion du XVIè siècle, avec huit sièges, apporteront leur lot de destructions, notamment à l’église. Au XVIIè siècle, Louis XIII fait abattre les remparts qui servent alors de carrière, comme le château comtal en ruine.

    Allant à la frontière espagnole accueillir la future reine, Louis XIV et sa suite)où l’on trouve Charles de Batz d’Artagnan), couchent à Vic en 1660 comme l’avait fait Mazarin un an plus tôt. (voir plaque à côté du restaurant Le Petit chez soi)

    Tracée par d’Etigny en 1759, la route Auch-Nogaro, les fossés comblés, un solide pont construit sur l’Osse vont enfin réunir les trois parties de la ville gouvernée depuis le moyen-âge par des consuls et jurats élus. Elle perdit alors sont autonomie au profit de l’Intendant royal, siégeant à Auch après 1716, ou de ses représentants.

    Viennent ensuite les révolutions du XIX siècle ; mais c’est surtout sous le second empire et sa période économique florissante que seront construites les belles maisons bordant la route royale ou impériale (N 124) dans sa traversée du bourg.

    Enfin, au début du XXè siècle, kiosque et platanes apparaissent ; puis les nombreux aménagements et constructions des maires qui se succèdent, modèleront peu à peu le visage attrayant que nous connaissons aujourd’hui à notre cité.
 L. Lagravère
(avec la collaboration pour antiquité et moyen-âge de Francis Castex et Gilbert Loubès).



PROMENADE DANS LE TEMPS


Nous allons parcourir 2 000 ans et quelques kilomètres.

    Partons du cimetière - devant la porte passe l’ancienne voie romaine au sud de laquelle s’étend le vieux quartier du Masbielh, ancien "manse", exploitation agricole, tout ou partie d’une villa Aquitano-romaine.

    Sur le mamelon, plus au sud, à l’emplacement de l’église St Pierre se développa Besino (1er nom de Vic), vicus : village de marché que Clovis donnera à l’évêque d’Auch (507) après avoir chassé les Wisigoths installés dans le pays.

    Traversons ce vicus et la place centrale et entrons par une rue étroite : rue Carboire. Nous allons vers l’ancien château comtal rue « cherche midi ». C’est le « castrum » seigneurial. Ces comtes de Fezensac donneront leur nom à l’ensemble de la ville.

    Ces deux centres distincts : « sauveté » de l’évêque ou « ville antique » et celui du comte furent fortifiés séparément mais avec un souci de continuité (portes se faisant face).

    Autour de l’église St Pierre et après sa visite, on peut remarquer la tour du Chapitre (actuellement aménagée en appartements) et parcourir la rue des remparts en observant, en réemploi, les anciennes fortifications.

    En allant vers l’Ouest, ont suit la rue Cassaignolles avec ses quelques belles maisons datées du XVIIIè siècles. A l’extrémité de cette artère et au coin de la rue du 11 novembre, on remarquera l’ancien couvent des capucins, bâti après 1760, avec les ruines de l’ancien château comtal.

    Prenons vers Nogaro l’avenue Edmond Bergès. Elle nous conduit aux arènes Joseph Fourniol, monuments de construction récente (1932-1934) avec son toro de bronze.

    Un peu plus loin, à gauche, traversons le quartier des Capots et sa croix qui nous amène à la rocade (1979). En remontant cette artère vers l’est, on revient vers l’hôpital Albert Delucq bâti sur l’ancien couvent des cordeliers dont il reste une église et son clocher (1383) et un jardin qui couvrait, avant 1791, toute la place du Foirail.

    Revenons place Julie Saint-Avit par les rues « Marcadère » débouchant sous les arcades. Ce quartier central, genre bastide, avec autrefois une halle à la place du kiosque accueille toujours foires et marchés. L’ancienne route royale, tracée par d’Etigny en 1759, aujourd’hui Nationale 124, assure l’unité de la ville.

    Prenons la rue Victor-Hugo, puis la rue Touade  avec ses maisons du XVè siècle. Nous allons vers « les jardiniers » ; traversons l’Osse ; il y avait là l’hôpital Saint Jacques emporté par une crue en 1791, et nous sommes au Barry  qui a bien perdu de son cachet ancien. Cet ensemble correspond, comme la rue Cassaignolles et les Capots à l’Ouest, à l’extension démographique des XIe et XIIIe siècles.

    Par la rue Notre Dame nous arrivons à l’ancien monastère du même nom dont on peut admirer les restes réutilisés de la Chapelle.
    Franchissons le pont et revenons vers le Mas-Vieux, à notre point de départ, en ayant parcouru la ville et vingt siècles.

    Mais en élargissant cette promenade on trouvera, au nord de l’agglomération : les Silos Vicois (1933), la Cave Coopérative (1937), les ensembles sportifs avec stade de rugby (1954), tennis (1963-1984), piscine(1963), jardin d’enfants et maison d’accueil sportif (1987), le stade le plus ancien (1930) celui des Acacias réservé au football et son camping (2 étoiles en 1978).

    Toutes les écoles s’élèvent à l’ouest du Mas-Vieux : collège et maternelle (1960), écoles primaires (1969-1970), gymnase (1967) et COSEC (1980-1988).

    Au sud de la ville, près de l’Osse on admirera le parc public urbain (1979), les salles de fêtes polyvalentes (1983-1987), au delà de la Rocade, dans un lotissement neuf, « Le château fleuri », maison de retraite mise en service depuis 1977.

    Enfin, pour un circuit plus large, on peut choisir les quatre points cardinaux, et, par des chemins de randonnée, aller du Nord : hippodrome de Gimat (1920) au Sud : Vierge de Carboire et d’Est en Ouest : du moulin de Martin à celui de Cassagnieux.
    Il reste encore plusieurs circuits de randonnées pédestres, plus étendus et balisés, qui vous feront découvrir ce joli coin de Gascogne.


LES ÉGLISES DE VIC-FEZENSAC

Durant la longue histoire de Vic, vingt cinq églises ou chapelles ont été recensées sur le territoire. Il en reste trois ; Quant aux autres : quelques vestiges parfois réutilisés, ou rien.

LA COLLÉGIALE SAINT-PIERRE

Le premier bâtiment apparut au VIè siècle puis érigé en collégiale (1089) lorsque Pierre de Vic la restitua à l’évêque d’Auch, se conformant ainsi à l’antique donation de Clovis.

Les premiers chanoines vivaient en communauté, selon la règle de St Augustin, dans une maison où existe encore la tour du chapitre.

Disparue en 1160, cette église fut rebâtie à la même place en 1190. Cette partie romane apparaît de nos jours à la base du clocher avec abside et absidiole en cul de four.

Viennent les guerres de religion et la destruction de l’édifice par les soldats de Montgomery (1559).
A demi restaurée par les catholiques, les protestants la ruinèrent encore en 1585.
 La restauration fut terminée le 15 juin 1609 et nouvelle consécration par Monseigneur Léonard de Trappes archevêque d’Auch.
D’autres réparations importantes eurent lieu en 1672, 1720 avec la nouvelle fermeture de 1743 à 1746.
En 1788, on refit la toiture avec d’autres interventions au cours du XIXe siècle. Le nouveau clocher apparaît en 1849  après dix ans de tractations.

Le XXe siècle ne fut pas en reste avec de nouvelles réfections en 1937, 1971-1973 et plus récemment une toiture neuve et le plaisir de réentendre les grandes orgues.

A retenir entre autres au cours d’une visite, les fresques malheureusement bien dégradées de l’absidiole du midi, les fonds baptismaux classés et les quatre anges adorateurs du maître autel sans oublier la voûte, témoins du travail des charpentiers de 1820.

L’ÉGLISE DES CORDELIERS

L’église du « Castrum » du  comte, bâtie en même temps que le couvent des frères mineurs en 1383, épargnée par Montgomery puis convertie en temple, ne fut rendue aux catholiques par Henry IV qu’en 1596.
Le clocher carré, avec ouvertures ogivales n’est séparé que par une ruelle de l’ancien château comtal.
Notre Dame de la Bonne Espérance, c’est son nom, fut largement restaurée en 1913 lorsque ce qui restait de l’ancien couvent fut transformé en hôpital dont une partie fonctionnait déjà depuis 1828.

Voir particulièrement la face sud du clocher, la sculpture du maître autel représentant l’Assomption (1833), le portail d’entrée à l’Ouest et le magnifique jardin qui, avant la révolution de 1789, occupait toute la place Mahomme et pour une part servait de cimetière.

LA CHAPELLE DU CIMETIÈRE

Église du hameau du Masbielh, d’abord dédiée à Notre Dame puis à St Fris depuis le XIIè siècle.

Lorsque Besino s’étendit, on conserva le cimetière autour de cette chapelle car St Pierre était bâtie sur un banc calcaire rougeâtre difficile à creuser.

Démolie en 1793, un nouvel édifice fut érigé grâce à un don de la famille Drême du 16 Mai 1875. Ce monument est en fait, dans son sous-sol, le caveau de la famille donatrice.

Toutes les autres chapelles ont disparu, il ne reste :
- de Notre Dame hors les murs, sur la voie romaine, rive droite de l’Osse, que des pans de murs et une porte restaurés à un autre usage.
- de Ste Catherine des Capots, une croix.
- de l’église des Capucins, quelques murs et ouvertures au milieu de constructions.
Quant à la chapelle du Haut-Maguit au Barry, c’est une grange...
 
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